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Mon livre thérapeutique autobiographique sur ma schizophrénie.

Le dimanche 9 mai 1993, le soir à dix huit heures et sept secondes, je né par césarienne au centre hospitalier de la Roche sur Yon par un temps ensoleillé, mais malheureusement mon père n’a pas pu assister à l’accouchement.

Une jeunesse tel un ciel serein frappé, par un coup de tonnerre, à l’âge de vingts ans. Une jeunesse dorée sans aucun soucis, ni problème psychique ni problème familial, mise à part les colères noires de mon papa lorsque j’étais enfant.

Une douce jeunesse bercée par l’amour de deux parents aimants. Très aimants et très protecteur.

Une enfance paisible à côté de la Roche sur Yon fait de gâteaux maison, d’amour et de tendresse, d’amitiés plus ou moins sincères et de bonheur.

Ma maladie, était en fait présente durant toute mon adolescence, du début à la fin. Je la masquait, la cachait, la refoulait comme la peste. Je souffrais comme encore aujourd’hui mais à l’époque je ne mettais pas de nom sur cette souffrance.

A vingts ans, l’âge de tous les possibles, des rêves illusoires, l’âge auquel je ne connaissais rien, mise à part les belles vacances en famille sur les bords de mer, en Bretagne, dans les montagnes…

J’étais un adolescent très sociable, j’avais des tonnes d’amis, des roux et des blonds, des bruns aux yeux bleus, avec des lunettes ou sans. Grand, petit, rond, mince…. Premier ou dernier de la classe, avec ou sans ambition, bavard ou discret… mais ce qui reliait mes amis d’enfance et moi c’était les jeux vidéos, dofus pour être précis.

Mon meilleur ami habitais à côté de chez moi, c’est mon voisin mais aujourd’hui il ne vit plus chez ses parents, ses parents, je les croise de temps en temps et les saluent, ils me connaissent depuis que je suis enfant, son père a même été hospitalisé à l’hôpital psychiatrique pour burn out.

J’avais aussi une bande d’amis qui pour la plupart, étaient dans ma classe de la troisième à la seconde, sans doutes mes plus belles années, des sorties, des fêtes, je vivais.

Le matin je prenais plaisir à courir les rejoindre sous la pluie dès que les portes du collège s’ouvraient. Il y avait Edouard dans ma classe, qui sortait déjà avec une belle fille des îles, lui, il avait des lunettes, il était très drôle, assez grand, et son meilleur ami était Thibault, ils vivaient tous les deux sur la roche sur Yon et se voyaient les week end, les vacances, les soirs de fin d’école.

Il y avait aussi Anastasia et Peter, son copain, pierre qui écoutait du rap avec son grand frère. Un jour il nous avait invité à boire de l’absinthe dans la cave de ses parents j’avais trouvé ça… immonde. Ça m’avait vraiment dégoûté.

Lorsque j’étais avec Pierre, mon meilleur ami d’enfance, il était jaloux lorsque j’allais avec Antoine, un de mes autres amis d’enfance, qui aujourd’hui travail manuellement avec son père, ils travaillent ensemble, je trouve ça sympa.

Un jour et c’est le dernier jour dont j’ai le souvenir d’avoir une amitié avec Pierre, j’avais trouvé un paquet de cigarette par terre et lui fumait, je lui avais donc donné et il avait été le revendre à un de ses amis que je ne connaissais pas, je l’avais mal pris et lui avait reproché et depuis ce jour la il ne m’a plus adressé la parole, je pense que ça l’arrangeait quelque part dans sa tête car depuis quelques temps il me faisait beaucoup de réflexion par ci par là, quand on se retrouvait ensemble avec Samuel, un autre amis d’enfance. Chez Samuel il me disais que je parlais trop fort, que je ne disais pas ce qu’il fallait etc…

Dans mon école il y avait un pion qui était très gentil, aux yeux bleus et à la peau mat, très accueillant et bienveillant il m’a toujours inspiré, il étais tellement bienveillant avec nous, parlait comme nous, s’intéressait à nous…

Moi et clément, qui était dans ma classe en troisième, on se voyait souvent le week end, j’allais chez lui avec Martin pour réviser. Sa maman, professeur, nous aidait, elle était très aidante, elle me rappelais ma mère, quand à son père je ne le voyais pas très souvent, il vivait reclu, à bricoler dans son garage, ou jardinait dehors à l’air libre.

J’ai fais des fêtes avec eux, les lendemains de fêtes avec les croissants chauds, les gueules de bois de la veille chez martin, une grand maison avec une grande dépendance ou on festoyait avec marine, la jeune femme avec qui je sortais, qui d’ailleurs vis à la Roche sur Yon, je sais exactement ou elle vit car j’étais retourné la voir quelque années après que l’on se soit perdu de vue et j’avais eu ses parents. Elle m’avais dit par internet ne pas vouloir me revoir, je ne sais pas pourquoi, et je ne l’ai plus jamais re contacté.

Je me souviens d’un jour ou je m’étais retrouvé chez elle, seuls, on étaient allez se coucher mais rien ne se passait, je décidais donc d’entreprendre quelque chose, un baiser par exemple mais rapidement elle m’avait repoussé, je n’ai jamais compris pourquoi, je me trouvais plutôt beau, à l’époque.

Avec Pierre et Samuel, un jour ensoleillé, on avait jeté des oeufs sur les carreaux d’une maison, drôle d’idée vous allez me dire, mais bon, on était jeune et bête. Le père de famille qui vivait dans la maison était rouge de colère, il a pris sa voiture, alors que nous courions, il nous à poursuivi jusqu’à nous attraper par le col en hurlant, j’ai bien cru qu’il allait nous frapper, on s’est excusé et on est repartit.

Avec Pierre c’était des parties de jeux vidéos, de ps2, dans sa chambre, mes parents venait manger chez les siens et vice versa, parfois il venait dormir à la maison, avec mon grand frère et lui, à trois dans ma chambre on passait le temps on discutait beaucoup, on faisait beaucoup de choses ensemble mais en première tout à changé.

Après l’histoire du paquet de cigarette, on s’est retrouvé dans la même classe en génie énergétique, en première, car j’avais redoublé et lui se réorientait étant donné qu’il a un an de moins que moi, et je me suis complètement isolé contre mon gré, on ne se parlait plus, il s’est fait beaucoup d’amis dans la classe et moi je séchais énormément, quand j’y repense je me demande s’il n’a pas fait exprès de se lier d’amitié avec tout le monde pour me mettre à l’écart. Peu me chaut.

Avant cette première, j’étais aussi en première, déjà je souffrais de la filière que j’avais choisis, c’était une filière professionnel et ça ne me correspondait pas du tout, je ne parlais plus je passais mon temps à sécher les cours pour aller tout seul à l’extérieur traîner dans les magasins. Je voyais déjà la vie en noir, je ne trouvais pas de joie, je n’en trouvais plus. Et le pire dans tout ça c’est que je n’avais pas même l’envie d’entrer en contact avec les autres, je pensais que la vie était meilleur ailleurs, que mon mal être ne serait que passager…

Les salles ou on tout le monde se retrouvait pour discuter de leur week end, de leur amis, sorties…et moi qui n’avais rien à dire ce qui me laissais pantois.

Et pourtant en y repensant, c’est une filière très intéressante la génie énergétique, mais je crois que j’ai toujours été contre le travail jusqu’à aujourd’hui.

En première je me souviens d’un moment où je voulais me concentrer, travailler et apprendre mais… rien n’y faisait, je n’avais absolument aucune capacité de concentration ou de réflexion.

Et aujourd’hui étant donné que Pierre vient encore de temps à autre chez ses parents, nos voisins, juste à côté, et que je l’ai croisé plusieurs fois étant donné que je vis encore chez mes parents, j’ai essayé plusieurs fois de renouer des liens mais il m’ignore, lorsque nos regards se croisent il tourne la tête, peut être a t il honte de mon parcours ? honte de ce que je suis devenu ? ou peut être c’est moi qui ai honte d’être malade ?

L’école à laissé place a l’hôpital psychiatrique après ma déscolarisation.

A l’époque, étant sur la voie de la déscolarisation j’avais eu un éducateur avec qui j’ai fais du théâtre, ou plus précisément qui m’a emmené dans un lieux pour que je fasse du théâtre avec d’autres jeunes et un professeur de théâtre, j’avais adoré. Le théâtre m’a toujours attiré, le fait de jouer des rôles et de s’amuser, surtout de prendre confiance en moi m’attire de plus en plus. Mais je ne trouve pas le courage de me lancer la dedans.

A l’hôpital l’anxiété est démesuré, la peur est aussi présente, les portes se ferme automatiquement à clef pour la sécurité, parfois l’ennui est terrible mais cette odeur de produit ménager qu’utilisent les aide soignant me rassure, la propreté me rassure, le fait de savoir que des personnes sont la pour veiller à notre bien être est rassurant. Assurément il y a aussi les entretiens psychiatriques et le fait de trouver un traitement ajusté m’a rendu complètement amorphe, mou, tout le temps dans le brouillard et dans la fatigue, j’aimais m’isoler dans ma chambre pour écrire, je passais parfois des nuits à ne pas dormir pour regarder le levé du soleil.

Je trouve qu’une hospitalisation peut être effrayante, humiliante, dur, et marquante. J’ai été marqué par mes hospitalisations, surtout pour la dernière, au mois de juillet 2017.

J’avais toujours dans la tête, toujours dans l’idée de changer le monde, le façonner à ma manière, le rendre plus beau, plus agréable, aider les âmes perdues.

Je suis de retour à la maison. Après mon premier passage pour tentative de suicide, qui était lié à ma grosse dépression, ce qui était le début de la maladie. Je n’avais donc à cette époque qu’une dépression grave de diagnostiqué mais la psychiatre avait un doute de schizophrénie et elle m’a donc prescrit des neuroleptiques. Ce qui m’a fait prendre 30 kilos et ce qui n’a fait qu’accentuer ma mésestime.

Vingts ans,  a cet âge la maladie à pris son aise, s’est installé progressivement. L’interprétation erronée est difficile à vivre, analysant chaque mot, chaque geste, chaque parole d’autrui.

Puis, à force de ruminer toute ces pensées, idées, interprétation négatives, vient la bouffée délirante, celle dont je me souviens c’était avant ma dernière hospitalisation, mon grand frère et sa copine de l’époque étaient venu manger sur la terrasse avec mes parents et mon petit frère, moi j’étais mal, pas bien, anxieux, ruminant à peu près tout ce qui se passait tous les jours à la maison, et ça s’est vu, je n’ai pas voulu cacher cette bouffée délirante pour être mieux hospitalisé et faire en sorte que ça soit ma dernière hospitalisation avant un long moment, et ça à fonctionné car je n’ai pas été hospitalisé depuis deux ans à l’heure ou j’écris ces lignes.

C’est d’abord l’altération de la réalité qui m’a toujours fait souffrir, cette façon de voir la vie plus sombre, plus inquiétante et angoissante. De croire que tout le monde m’observe, me juge, parle de moi dans mon dos, complote en piégeant mes failles.

J’ai vu un message caché, quand tu m’a proposé du coca tu me proposais en fait de la coke…voir le mot coke sur une bouteille de supermarché coca cola et de prendre ça comme une proposition de drogue lorsqu’on vous tend la bouteille ça ne vous dis peut être rien. Moi ça m’est arrivé. C’est très perturbant.

Lorsque ça m’est arrivé j’ai pris sur moi, perturbé je n’ai jamais su l’expliqué jusqu’à aujourd’hui.

Il y à aussi la désorganisation de la pensées, se mélanger les idées, au point que parfois je ne sais même plus ce que je pense et je suis incapable d’expliquer ou de raisonner. J’ai l’impression d’être un minable.

Sur les bus ou à l’intérieur, dans les cafés, dans les cinémas, dans les maisons, sur les lèvres, partout, toute sorte de messages, menaçants inquiétants perturbants…. jusqu’à ressentir la bouffée délirante, le sang qui monte à la tête et le regard noir, une bouffée délirante qui s’installe surtout en présence de nombreuses personnes, la paranoïa prends petit à petit le dessus, jusqu’à ce que la colère finisse par rendre instable.

Car j’étais instable, oui d’après mes parents sans raisons évidentes, mais moi je ruminais et pour moi j’avais toutes sortes de raisons d’être instable.

Retour en enfance. Nous sommes l’été 2009 je me sens heureux, ne me pose aucune questions, aujourd’hui je suis en perpétuelle questionnement existentiel. Je vivais ma vie en remplissant mon vélo d’essence, à la pompe imaginaire avec mon meilleur ami Pierre, on jouait au foot, je faisais du tennis, tout était rose, beau et chaleureux.

Les gens paraissent assez gentils, drôle et sympathiques. Je commençais déjà à avoir des interprétations négatives mais je réussissais à vivre ma vie avec.

Cet été je sors virtuellement avec une jeune femme qui s’appel Lorène, je la connais grâce à un jeu vidéo sur lequel je passe énormément de temps, Lorène… Clemya la Sadida dans le jeu… j’étais fou amoureux d’elle en ayant vu que deux ou trois photos d’elle, j’étais fou d’elle, je rêvais d’elle, je pensais à elle, et pourtant je ne l’avais jamais rencontré, et ce n’était pas la dernière fois que ce genre de chose allait se passer.

Cet été également on sort à trois avec mes amis d’enfance, il y a aussi Samuel. On se rends à vélo sous la canicule à dix kilomètres de chez mes parents. 

Une fois arrivé au lac, la barque en main on flotte vers le petit îlot, moi et mes deux compères. Une bonne bande d’amis qui je pensais, rien n’allait séparer.

Il y avait toute une troupe à quai, des paons, des poules, des cochons, des oiseaux, et un chien hargneux qui gardait l’endroit clôturé et privé. Nous on franchissait les barbelés et on visitait, ces souvenirs je ne les oublierais jamais.

Les cabanes en bois et les jeux de rôles était mon quotidien, le vélo et la course sans oublier les jeux vidéos, car plus tard, submergé par la maladie, je ne jouerais plus du tout, bloqué dans mes pensées, dans la maladie, anxieux et névrosé.

Heureux? Ça oui je l’étais, cette douce jeunesse aux multiples saveurs enivrantes.

A l’époque, le soleil brille tous les jours, tous les matins est un superbe nouveau jour, le soleil se couche sereinement, l’esprit libre et apaisé bercé d’ondes positives.

La bonne cuisine de ma mère m’attends à la maison, les gâteaux chauds sortant du four, les pains perdus, le sourire et toute l’affection de mon papa, c’est ce qui me rendais heureux. Cet ensemble de choses et le fait de vivre, vivre tout simplement.

Ma mère je l’ai toujours aimé plus que tout au monde, on a toujours eu un lien très fort, sans elle je serais plus triste, j’ai toujours hâte de la voir rentrer le soir de son travail pour parler, qu’elle me motive. Lorsque mon père avait ses colères noires, un matin, alors qu’elle allait travailler je suis sortis de mon lit en entendant la voiture j’ai couru jusqu’au garage car je pensais qu’elle allait m’abandonner, pourtant mon père c’était mon héros, je le trouvais à la hauteur, j’allais à la pêche avec lui, j’étais proche de lui, je l’aime mais beaucoup de choses ont changé, je ne le vois plus comme un héros.

En 4èmeme, le réveil facile, rassuré, d’un pas assuré, je me rendais dans mon collège à La Roche sur Yon, le sourire aux lèvres.

Le sport, les sciences, les mathématiques, je n’avais qu’une hâte, rentrer pour jouer en ligne avec mes amis d’enfance que je ne voyait pas lorsque j’étais au collège.

Le jeu à bercé toute mon enfance. Dofus 1.29, une version ancienne à celle d’aujourd’hui car aujourd’hui même si j’aimerais toujours m’y remettre, j’ai l’impression d’avoir pris tellement de retard comparé aux autres joueurs que je laisse tomber, d’ailleurs j’ai ce retard dans pas mal de domaines comparé aux autres.

J’étais un enfant, comme un autre, ni gros ni maigre ni très intelligent ni bête, plutôt joyeux mais je cachais quelque chose que j’ignorais presque.

Je savais, que quelque chose clochait, tous les jours je me sentais différent de la masse, je me sentais aussi en colère.

Cette colère qui me rongeais était celle qui cachait les montagnes, la douleur et la souffrance, celle de la schizophrénie, celle d’être différent, bloqué psychiquement, obsédé par la suite, par des musiques, des questions existentielles.

Depuis l’adolescence, j’ai toujours vu la vie avec les autres comme un affront: soit j’affronte les autres soit je n’affronte pas. Et au collège j’affrontais les autres ce qui m’a valu de m’être fait passé pour un fauteur de merde, quelqu’un qui cherchait…et aujourd’hui n’affronte plus et je pense que c’est à partir de ce moment que je suis devenu schizophrène: je ne me sens pas capable d’affronter , c’est la ou la maladie fait son chemin, est insidieuse, l’analyse est trop poussé, allant jusqu’a passer des journées entières à analyser les objets, le lit, les commodes, la fenêtre, le portable et toutes ses applications, des tonnes de choses de la vie courante juste avant ma dernière hospitalisation.

C’est également ma maladie qui fait que, je ne met plus la barrière entre la fiction et la réalité. Je pense que la fiction représente à cents pour cents la réalité.

Mais cette vision du monde est faussée depuis très longtemps, pour une vision plus sombre, je ressasse pendant des mois et des mois, et des mois, et des mois, et des mois et des mois et des mois, un isolement sur le long terme, constant.

J’ai envie de pleurer devant tout ce gâchis, cette maladie qui m’a empêché de suivre un cursus scolaire classique, de me faire de nouveaux amis, qui m’a fait sombrer au plus bas… qui m’a empêché de vivre une vie normal.

J’espère enfaite accepter la maladie grâce à mon livre, ce livre que j’écris en ce moment même le 20 juin 2019.

Du temps, du temps à comprendre…mon complexe qui me ronge également, mon complexe d’infériorité.

C’est comme si ma vie était un dessin qui perdait de la couleur au fil des années…de jour en jour…

Et dès lors que je n’accepte pas mon sort, celui d’être malade, la peur d’être marginal, je me suis mis à jeter, jeter ma maladie comme une symbolique. Aujourd’hui tout y passe ou y est passé, aussi pour combler un grand vide… les vêtements, les souris d’ordinateurs, les cahiers, les livres, les papiers utiles, les liquides de cigarette électronique, la nourriture, jusqu’au livret de famille. Ou encore les stylos, les mouchoirs et rasoirs non usagés, les bracelets, les colliers, les meubles, les ampoules, les vis, les caches misères, les draps, les tondeuses à barbe, les pyjamas, robes de chambre… j’ai tout jeter. Et j’ai tout racheter au minimum deux fois dans ma vie, j’ai utilisé énormément d’argent à racheter tout ce que je jetais.

Dans ma maladie, qui n’est pas une folie, j’ai toujours été convaincu que ma mère finirait par partir, dès le plus jeune âge. 

Plus tard je suis persuadé qu’elle allait tromper mon père, qu’elle l’a déjà fait, qu’elle en à l’idée, ou qu’elle en à eu l’idée, que mes parents veulent me mettre dehors, que mon grand frère est contre moi, je passe du coq à l’âne avec incohérence.

Lorsque le frère à mon père s’est séparé de sa copine et qu’il appelait ma mère, j’étais persuadé que ma mère allait tromper mon père avec lui, mais jursqu’à aujourd’hui rien ne s’est passé comme ce que je m’imaginais, ou alors je ne le sais pas.

A force d’être mal, mal à l’aise me sentant inférieur, je suis tombé malade. J’ai complètement perdu goût à la vie, aux  petits bonheurs, me voir en photo, discuter avec quelqu’un, aimer, séduire. Et je sais comment je suis aussi tombé malade, à cause du manque de statut social, c’est ce qui me manque aujourd’hui, un certains statut social.

Les jetages compulsifs, ce que les gens normalement constitué ne font pas, me permet aussi de combler ce vide sentimental, professionnel, institutionnel et social.

Déliré, paranoïaque, maniaque, déliré au point de me rajeunir de sept ans ou huit ans étant, persuadé, que j’ai grandis plus tard et que c’est ce qui explique mon retard professionnel mais je suis malade en réalité.

Moi, je suis sûr que les malades mentaux sont plus bête que la norme, je me sens plus bête, moins intelligent, moins doué. J’ai l’impression que je suis en constant combat contre moi même, je me sens doublement inférieur de part mon échec scolaire et d’autre part d’être malade.

C’est comme si je luttais contre ma maladie, la non acceptation et le rejet de la maladie me fait combattre contre elle, je n’en veux pas je veux que tu sois loin, très loin de moi. Je ne t’attendais pas, je ne te voulais pas.

Je me sens enfait mal au plus haut point, frustré. Tellement frustré… de n’avoir pas eu une vie normal ni des moments heureux avec des amis, de végéter avec des médicaments et de ne pas avoir le statut social que je désire tellement.

J’ai fais une tentative de suicide qui à été du au fait de ne pas réussir à m’en sortir seul, entre la séquestration que j’ai subi, l’environnement social qui ne me correspondait pas, ainsi que la dépression grave que j’ai subi à vingts ans également.

Au fil du temps, je me créé un personnage, avec lequel je règne sur le monde, ou je suis le roi, ou je domine la terre entière, c’est en fait aussi ce complexe d’infériorité qui m’incite à croire ainsi, ce complexe que j’ai mis du temps à comprendre et qui me fait souffrir chaque jour qui passe.

Complexe que mon papa à compris plus tôt que moi, sans jamais m’en parler, pour ne pas me blesser je pense.

J’ai acheté jusqu’à huit cents euros de matériel par mois, huit cents euros, de l’argent jeté par les fenêtres, j’ai brulé dépensé, jeté, tout fait pour refoulé ma maladie, j’ai jeté des poêles à cuisine à La Croix rouge, si j’avais pu jeter la maison je l’aurais fait. Quitte à me retrouver à la rue, mais tous mes mauvais souvenirs aurait disparus, à jamais, brûlé ou rasé, envolé.

Parmi mes délires il y à celui ou j’ai toujours cru que mon père allait mal, pendant près de vingts ans, j’en étais persuadé, convaincu, qu’il souffrait et qu’il ne disais rien mais qu’il ne se sentait vraiment vraiment pas bien du tout. Que ma famille du côté maternel complotait contre lui et qu’en repas de famille tout pouvait dérapé à tout moment, d’un instant à l’autre, qu’une table allait volé, des coup de poings allé être échangé, qu’il allait partir en claquant la porte en insultant tout le monde.

Le délire de persécution et d’oppression est aussi courant dans ma maladie, je me sens constamment pressé, comme si quelque chose allait arriver d’un instant à l’autre et que je devais m’y préparer.

Dans ma maladie ma mère à toujours été présente elle s’est toujours efforcé de m’aider de me comprendre de me pousser de l’avant et de me rassurer. Elle est mon oxygène qui me permet de positiver.

Sans traitement les bouffées délirantes seraient beaucoup trop nombreuses et rapprochés, bien que je finisse par pratiquement oublier, le problème serait la, les idées psychotiques m’envahiraient également, l’instabilité dominerait.

Je me sens frustré, inférieur, ou chaque conversation je ne suis pas capable de converser ou de répondre, ça me frustre,  encore, encore, encore. La frustration est telle que je suis obligé de m’isoler pour me retrouver,  pour ne pas avoir à subir une humiliation, imaginaire. 

Obsédé.

Obsessions, voilà un mot qui m’est familier, pour des musiques, des chanteurs des médecins des artistes, des personnalités, des personnes que j’ai connu, au point de me mettre dans leur peau et de me créer un personnage, répéter les mêmes phrases, avoir les mêmes attitudes, au point de m’inventer une vie et d’y adhérer, dérisoire, croire dur comme fer, je suis ce personnage que j’entends chanter. Je suis le même mais en réalité je suis une personne toute différente, je suis moi, le moi est un autre mot, une autre personne.

La maladie de la schizophrénie est une lutte de chaque instant.

Je me souviens qu’à une autre époque, dans une autre vie, 17ans en arrière.

A 8ans, j’étais amoureux, jusqu’à très longtemps fou amoureux d’oksanna, et de Mariance, l’odeur de leur parfum, les câlins dans la cour de récréation, sous le toit de l’établissement institutionnel, je crois que j’ai été amoureux de ces deux filles durant au moins 15ans, je les ai aimés, j’avais des sentiments, je rêvais d’elles, j’éspèrais les recroiser, les revoir, les toucher, les sentir.

Mais plus tard, en grandissant je n’ai jamais osé l’avouer ni les approcher, j’étais trop timide, trop réservé, trop hésitant, je me souviens que j’avais un ami qui les recevaient chez lui, je faisais tout ce qui était possible pour éviter d’y aller quand elles étaient là, mais pourtant une étrange envie d’y aller m’attirait, un petit paradoxe que je pourrait encore avoir aujourd’hui.

Je les aimaient plus que tout mais ce n’était peut être pas réciproque. Je n’ai jamais osé avouer mes sentiment à une fille qui m’attire, la peur de l’échec, d’être rejeté, de ne pas réussir à l’aimer comme il se doit, je suis tombé amoureux deux fois, oksana et Mariance, en ce2. 

J’étais entrée dans cet établissement lorsque mes parents ont déménagé pour être plus près de la ville, lorsqu’ils ont fait construire. A cet époque mon père sentait, avait ce sentiment, de perte de liberté ce qu’il le rendait impulsif, j’ai été marqué par ces colères noires.

Je me souviens d’un camarade pendant un cours qui de suite avait vomi tout son midi, l’odeur dans la pièce était insoutenable, la professeur avait tout nettoyé et désinfecté et aussitôt la place reprise, il se remet au travail, l’haleine puante.

Je donnais sans arrêt mes affaires à mes amis, j’aime donner, ça me fait me sentir bien, de savoir que l’autre reçoit quelque chose tout en sachant que ça lui fait plaisir.

Une professeur disait même de moi que je n’aime pas qu’on se moque de moi, elle faisait la réflexion à ma mère, plus tard, en 6ème, j’avais les oreilles décollés. Depuis quelques temps, une fille dont j’ai oublié le nom, se moquait trop souvent, j’avais pris une chaise et lui avait lancé dessus, durant cette période j’affrontait, j’avais déjà dans la tête d’affronter ou de ne pas affronter, inconsciemment.

Mon grand frère disait que je cherchais les problèmes, mais moi, comme moi je le comprenais, c’est que j’affrontais, j’avais plus de mal à affronter les femmes.

Je me dis que de ne pas affronter c’est mieux finalement, c’est être quelqu’un de meilleur. Mais je ne peux pas faire autrement que d’affronter ou non, c’est la aussi ma différence, c’est aussi un fardeau.

Je me suis fait recoller les oreilles à 16ans, à l’âge ou je faisais beaucoup de fêtes, il y avait un ami qui avait déjà une belle barbe à cet âge, son père m’avais dit qu’il étais en avance et que tous leurs enfants avaient de l’avance, je me sentais inférieur, moi j’ai toujours eu du retard.

Je suis sortit avec Marine à cet époque, je ne l’ai jamais autant aimé qu’oksanna ou Mariance mais je l’aimait bien.

Dans l’intimité elle ne voulait rien faire je n’ai jamais compris pourquoi.

Je crois que notre histoire était pas sérieuse, à cet âge.

Les fêtes j’adorait ça je ne comprends pas mon isolement ça doit être la maladie qui joue avec moi.

Elle danse tel le diable autour de moi, elle m’appelle me rappel sans cesse qui je suis ou ne suis pas, elle m’a transformé, sans m’épargner, ligoté.

On faisait des photos, on s’amusait on rigolait, on sortait en ville à la roche sur yon, avec des plus ou moins bonne fréquentations, il y en avait surtout une mauvaise dont je me souviens, je me souviens d’une fois ou il m’avait dit qu’il s’était attiré des problèmes et avait vu et avait été menacé par une arme à feu. Il m’en avait parlé et m’avait dit qu’il ne savait même pas pourquoi il m’en parlait car je ne ferais rien. A cet époque durant une fête je disais aussi que mon père était méchant et violent, en réalité il s’était juste énervée de temps en temps, j’ai su plus tard que c’était le manque de liberté qui le rendait impulsif.

Il y avait une fois ou un de nous s’était retrouvé sur le toit en pleurant et une autre fois ou un ami pleurait en classe, j’avais aussitôt pleuré avec lui.

Étant donné que dans ma tête mon père ne va pas bien je me dois d’effectuer une mission, ma mission de chercher la vérité et de l’aider, je dois trouver ce qui ne va pas vite, et résoudre le problème.

Durant les vacances en Espagne avec l’école j’ai rencontré Sharon, une espagnole de badajoz qui est venu passer quelques jours à la maison, je me souviens qu’elle m’avait fait une réflexion car j’avais un groupe de musique en fond d’écran elle m’avait dit qu’elle pensait que je suis gay car c’était que des hommes, dès le début de notre rencontre, mais ce n’est pas la ou se situe ma différence.

J’ai eu énormément d’obsessions pour des chanteurs, des peintres, des personnages historiques, qui sont venu à l’âge de 25ans, année à laquelle j’écris mon livre.

A l’hôpital l’anxiété est démesuré, les portes verrouillé automatiquement pour la protection, j’ai vu des personnes en situation de détresse extrême, analysant chaque personne, les plats, les chauffages, l’odeur de la propreté de la chambre après le passage des soignants, j’analysait aussi les extincteurs, les poignées de portes. Je me crois en enfer, une fois dans ma chambre, loin de chez mes parents, du cocon familial, de la sécurité et du mieux être, je pense que je vais mourir le soir tard, en regardant par la fenêtre.

Le soir, le soleil dormait, nous, jeunes fougueux, soif de liberté, nous montions sur les toits en face de la boulangerie du village après les cours, on montait sur les toits et on parlait de tout ce qui nous passionnait, c’était une belle époque, j’étais dans la même classe que mon meilleur ami, on se voyait le matin, l’après midi et le soir;

Nos parties de jeux vidéos rythmait nos week ends, depuis l’adolescence j’avais pris l’habitude d’aller jouer chez mon meilleur ami qui était aussi mon voisin, c’est tout de suite plus pratique. On allait dans sa chambre et on se posait devant la télé, manettes en mains jusque la fin de l’après midi. Le week end c’était plutôt des parties en ligne entre nous, à quatre, on mettait la webcam et on se marrait, rien ne me travaillait à cet époque.

C’est quand j’ai su que je suis malade que j’ai commencé à tout remettre en question, ma vision du monde, très noir, faussé, si j’avais su être malade plus tôt je n’aurais peut être pas connu de si bon moments pendant l’adolescence. On jouait également chez Sam, quand on ne regardait pas un film sur son grand home cinéma, sa soeur était très belle, je l’ai toujours trouvé très jolie, féminine, rayonnante.

Son père travaillait pour remplacer les canettes de soda dans les distributeurs, je me souviens qu’il en avait toujours chez lui, ce qui s’associait parfaitement à nos journées de geek.

Il y en avait un que j’aimais moins, d’ailleurs je ne pense pas souvent à lui, beaucoup moins que mes deux autres amis d’enfance.

A cet époque on faisait aussi des repas avec mes parents et mes voisins, mon petit frère n’était pas encore né, mon grand frère ne venait pas souvent c’était génial.

J’avais, quelques années plus tard, une relation avec une jeune femme, Alicia, brune aux yeux bleus que j’avais connu sur internet, sur Facebook, c’était une belle relation, ça à duré des années, et c’était la deuxième, la première s’appelait lorgne, je l’ai connu sur un jeu vidéo on s’est parlé pendant un an ou deux, et 4ans avec Alicia, par webcam au début tous les soirs, elle tenait son oreiller en forme de coeur en me regardant, j’étais très attaché à cette jeune femme avant qu’elle finisse par me dire que ce n’est pas possible une relation virtuelle. J’ai été triste en y repensant pendant des années.

J’avais fait une fête avec deux amis de lycée, j’en garde un très bon souvenir sans doute ma meilleur soirée il y avait Leslie que j’ai recontacté plus tard et qui m’a traité de sale taré… ma difficulté a communiquer a du la repoussé, j’étais tombé fou amoureux d’elle dès que je l’avais vu, son sourire jusqu’au oreilles, son humour surtout.

Il y avait Louis et Alexandre avec qui je m’entendais très bien, c’était une deuxième partie de ma vie enivrantes, après mes amis d’enfances que j’ai perdu lors de mon passage en première génie énergétique, cette séparation à aussi eu un impact dans ma construction personnelle, une rupture qui à favorisé l’apparition de la maladie mais je me sentais déjà en décalage, je me suis toujours senti en décalage, comme marginalisé dans une vie tout à fait normal, du moins à partir de 18ans.

La suite de ma vie à été une hospitalisation en unité psychiatrique pour dépression grave, et une autre pour des délires de persécution.

Je me levais de mon lit pour dire à mes parents qu’ils complotaient contre moi, qu’ils parlaient dans mon dos, qu’il se tramait quelque chose.

C’était la dernière vrai fête, la dernière ou je me levais la lendemain matin heureux, plaisante, agréable, avant une longue bouffée délirante qui à duré plusieurs semaines voir plusieurs mois, je m’imaginais que ces personnes, mes amis, me voulaient du mal, m’insultait et se moquait de moi derrière mon dos, ne pensait qu’à moi en mal, je ne les ai jamais revu, à mon plus grand malheur, j’espère les revoir un jour.

J’ai refais une petite soirée depuis, lorsque j’étais à l’hôpital j’avais besoin de sortir, de me vider la tête, j’ai été faire une petite soirée mais elle n’avait rien avoir, je l’ai trouvé nul, inintéressante, encore des signes de maladie.Le désintérêt et le manque de motivation, jusqu’a l’indifférence, parfois.

Lorsqu’un diagnostic aussi grave tombe, on se sent encore plus mal au début, j’ai l’impression de lutter contre moi même, de me défaire de quelque chose, de lutter contre mon sort.

Quand j’étais au collège, j’affrontais, mon grand frère disait que je cherchais les problèmes mais en réalité j’affrontais, pour moi, dans ma tête, j’étais capable d’affronter à l’âge de quinze ans, j’ai toujours eu ce tempérament, affronter ou ne pas affronter et aujourd’hui je ne m’en sens plus capable car l’affrontement implique la violence.

La schizophrénie est un trouble mental qui façonne ma vision du monde, tout devient danger potentiel, d’être tué  agressé, humilié. Chaque fois que je rentre dans une pièce j’ai ces craintes qui me hante.

Je n’ai pas d’hallucinations, seulement des phobies de ce qui va arriver, de ce qui va se produire, telles des projections mentales, une agression, une bagarre, un meurtre… ou des phobies d’impulsions, c’est à dire que je que je me vois faire du mal à quelqu’un.

Physiquement ça se traduit par une absence du regard, le regard vide, absent, l’air perdu dans ses pensées et agacé.

Pour moi, dans ma schizophrénie c’est aussi l’intérprétation des situations qui diffère, dans une situation donné, je vais avoir tendance à interpréter négativement, tandis qu’une autre personne n’altère pas la réalité et aura une vision positive.

J’ai tout de même malgré mes difficultés réussi à avoir le permis à vingt cinq ans, une première étape dans une reconstruction et une intégration.

J’ai été marqué par les colères noires de mon père quand j’étais enfant c’est peut être ce qui m’a marqué à vie, comme une empreinte indélébile qui m’a été donné aboutissant sur une vision sombre de ce qui m’entoure.

Grâce au traitement je suis stable, beaucoup moins anxieux, je vois la vie différemment, je ne suis pas sans arrêt entrain de me méfier de chaque objets qui m’entoure chaque personne chaque mouvement chaque regard chaque interventions comme un signe négatif ou de menace.

Dans ma schizophrénie, mes pensées se contredisent, les actes peuvent être en désaccord avec mes pensées, c’est une énorme altération de la réalité, ma personnalité est morcelé: tans de questions existentielles sans réponses, je vis très souvent par procuration.

J’ai également souffert de troubles alimentaires et de toc, je passais des heures à me laver mes mains quitte à saigner de plus en plus et je pense que ce trouble vient du fait de ne pas accepter ma condition social et professionnel, c’était un moyen de laver, de purifier ma situation pour la rendre plus belle.

Je me souviens d’un jour ou ma mère est venu me chercher en voiture en ville, je ne me souviens plus de ce que je faisais exactement mais dans la voiture j’ai craqué, j’ai pleuré et pleuré en vidant tout mon sac, je souffrais tellement depuis des années sans ne rien dire, je souffrais de dépression et c’est ce qui m’a conduit à faire une tentative de suicide dans le salon de mes parents avec des médicaments. Je suis tombé la tête la première sur le carrelage, j’étais très mal, je mettais tout et de plus en plus, je pensais que c’était la solution: mourir. Ma mère s’est levé en entendant le pot de fleur se casser, elle m’a conduit à l’hopital ou elle m’a proposé de me faire internet. C’était la première hospitalisation, j’ai ensuite été interné pour des angoisses, c’est la que l’on m’a diagnostiqué la schizophrénie, oui j’y suis retourné car ça n’allait toujours pas et on m’a diagnostiqué une schizophrénie chronique.

Pendant ma première hospitalisation j’ai aimé l’internement, c’est un endroit ou l’on se sent en sécurité, il y à des télés et des personnes que l’on ne voit pas tous les jours.

J’écrivais déjà mais une tout autre écriture: je voulais changer le monde, j’écrivais ce qui n’allait pas dans le monde pour le ‘supprimer’ e la planète entière.

J’ai toujours été proche de ma mère j’ai toujours tout partager avec elle, les bons comme les mauvais moments, elle est celle que j’aime le pus au monde, même si une relation amour haine s’est installé.

Elle faisait des bruits avec sa gorge, un tic, qui m’énervais au plus haut point et je lui ai rabâché d’arrêter et en fait je me mettais à faire comme elle, j’étais tellement proche d’elle que je me mettais dans sa peau, je lui trouvais plus de qualité qu’a moi même, je faisais semblant d’être elle, je voulais que les gens m’aime comme il l’aime.

Pendant ma première hospitalisation je passais mon temps à aller au McDonald’s à manger à l’extérieur et à rentrer à la maison, je ne faisais rien d’autre, plus tard, je me faisais vomir pour maigrir, j’avais perdu 30 kilos et je me faisais vomir pour perdre les derniers kilos. J’ai toujours eu une relation étrange avec le fait de vomir, a 15ans je souffrais d’émétophobie, j’avais la phobie de vomir, je réveillais ma mère tous les soirs et tous les soirs, elle venait me rassurer de me donner beaucoup d’amour, elle me rassurait jusqu’a temps que la phobie parte, jusqu’au prochain soir.

En aillant été voir une psychologue tout à été réglé, cette phobie à disparu, je n’ai plus jamais eu la phobie de vomir. Elle a disparu, en un claquement de doigt de la part de la psychologue, quelque discutions afin qu’elle entre dans ma tête pour en comprendre elle fonctionnement.

J’essaye de garder espoir mais je n’arrive pas à repartir, à sortir de cet isolement et à vivre ma vie.

Au lycée je ne réussissais plus à me concentrer, à mémoriser, 

J’ai aussi eu des problèmes de troubles alimentaires, je me faisait vomir de temps en temps pour maigrir.

Je suis démotivé, je suis perdu, dans mes pensées, perdu. Je veux me défaire de mes parents, je me sens frustré.

J’ai peur de m’engager dans une formation mais j’en ai envie.

Frustré de me dire que tous mes amis d’enfance ont déjà été en couple, sont indépendants, intégrés, ne sont plus dans le cocon familial, n’ont presque plus besoin de leur parents.

J’ai toujours dans les pensées que si je réussis ma vie, les gens qui le verrait de l’extérieur, voudront me faire du mal par jalousie.

Je suis dans une spirale ou je fais toujours attention à mon physique. J’intérprète beaucoup négativement.

A l’hopital un infirmier m’avait dit que c’est au père d’apprendre à son fil d’être un homme, et il m’a laissé avec mes questions mes doutes, mon père ne m’a jamais rien appris, lui même n’a pas appris à être père.

Quand j’écoute une chanson d’une personne du même signe astrologique que moi, je crois dur comme fer être cette personne avec ses bonheurs et ses malheurs.

Je sais que j’ai tout à apprendre mais j’ai personne qui pourrait m’apprendre.

J’ai l’impression d’être en crise identitaire.

J’arrive pas à voir loin, à voir plus loin, même que le bout de mon nez.

Quand je commence à faire quelque chose je n’arrive pas du tout à m’arrêter car je me sens oppressé ou angoissé, par exemple me couper les cheveux, je commence et n’arrive pas à m’arrêter, quand je nettoie ou fait la vaisselle aussi, je passe parfois plus de 7heures à regarder ou ranger ma chambre, une journée entière parfois, s’il n’y à pas des cheveux coupés qui traîne sur les meubles car j’aurais pu éventuellement passer ma main dans mes cheveux après les avoir coupés et que j’aurais touché un meuble avec cette main.

Quand je m’intérèsse à quelque chose je n’arrive pas à rentrer dans les détails, j’ai des problèmes de mémorisation, j’ai rarement l’esprit tranquille.

Ma plus grande crainte serait de passer mon temps à ne rien faire, à me médiquer sans rien faire à côté, passer à côté de ma vie.

Je me prends la tête par apport à la cigarette et à la maladie, quand je vais sur les forums d’internet je trouve que le pire, des schizophrènes qui fument pour en finir, pour attraper un cancer et mourir. Un moyen d’abréger les souffrances. Ce qui me renvoi à ma phobie d’être ré hospitalisé de force et d’y rester toute ma vie.

Après l’hopital je suis finalement retourné chez mes parents avec mes doutes mes peurs et mes angoisses.

J’ai la mauvaise impression qu’à la moindre baisse de régime, mes parents me fixent me scrutent, parle dans mon dos pour m’hospitaliser lorsque je suis silencieux, pour un oui ou pour un non, pour un regard ou pour un geste.

Je suis impertinent, mes proches ne prennent pas en compte mon avis, l’ignore, je me cherche, je ne sais pas comment évacuer lorsque j’en ai plein la tête.

J’ai l’impression de faire n’importe quoi, j’ai l’impression d’être trop authentique, je ne sais pas tricher.

J’ai fais deux tentatives de suicide a cause de la dépression.J’en ai marre je ne souhaite ne plus jamais y penser.

J’ai tellement jeter, été obésédé par ça, que je jetais tout et n’importe quoi directement dans les toilettes pour ne pas que mes parents le voient, des stylos, des papiers, des vêtement découpés pour les faire disparaître, je bouchais les toilettes une à deux fois par semaine, ce qui ajoutait plus de mal être dans ces comportements c’était de me faire engueuler à chaque fois par mon père.

Avant je m’entendais bien avec lui, à l’entendement on avait des conflits, mais c’est relativement calme, aujourd’hui une méfiance réciproque s’est installé.

Dès le matin, dès le réveil, l’angoisse. Elle me prends aux tripes me paralyse me ligote l’estomac pour en faire un noeud, la peur est aussi présente, la peur de l’avenir, je me sens bloqué dans un océan sans fin, sans fond.

La crainte de l’avenir, ou serais je dans dix ans ? Quels seront mes problèmes? Mes joies ?sur qui de mal intentionné vais je tomber ? Qui seront mes amis ? Serais je marié ? Aurais je des enfants ? Comment s’appelleront ils ? Que feront ils ? Tant de questions sans réponses.

Dans mes souvenirs, je ne connaissais pas l’angoisse avant, j’étais serein, sûr de moi, j’ai l’impression que plus je vieilli plus ma vision est altéré par la maladie, que je ne voit que le noir, sans positiver, j’ai fais une tentative de suicide a cause de la dépression, je fumais des mégots de cigarette, j’ai mis du scotch sur des mégots de cigarette pour fumer plus longtemps, le scotch aussi. Je buvais du café à haute dose en fumant du scotch, j’ai pris des anabolisants pour me muscler sans faire de sport à côté, j’ai réellement fait n’importe quoi.

J’ai toujours réussis à cacher, ne pas montrer quand ça va pas, cacher ce que je veux jeter, cacher des mégots, aller les chercher dans la poubelle, cacher des stéroïdes pour les prendre en gélules. 

Je me cherche sans me trouver, je suis dans dans un sentier battu sans voir la fin, même avec le permis je ne vois pas le bout. Ce chemin est tortueux, difficile à monter, effrayant, mal entretenu, il est isolant.

Ma santé mental, ma fragilité psychique m’on joué des tours, elles m’ont rendu malade, schizophrène.

Schizophrène, ce terme qui fait peur, qui effraie, ce terme que les médias ont diabolisé, en réalité il y a plus de schizophrène victime d’agressions que de schizophrènes agresseurs.

Les troubles du comportement ne sont pas une fatalité, j’ai arrêté de fumer des mégots depuis trois mois, je compte arrêter de jeter, une bonne fois pour toute.

Il y à autant de schizophrénie que de schizophrène, il y à des personnes plus ou moins atteintes par cette maladie. Dans mon malheur je ne pense pas faire partie des personnes les plus atteintes, coup de chance malgré tout.

Adolescent, je regardais dragon ball z avec mon frère, on dormait à trois avec mon meilleur ami dans la chambre, on parlait de tout et de rien, on rigolait on s’amusait on perdait notre temps à savoir qui ferait le plus rire l’autre.

Dans la schizophrénie une approche extérieure est une atteinte à l’intimité, intimement lié à la maladie, c’est une entrée dans le monde du malade. Lorsque j’étais hospitalisé et que je scrutait chaque élément du monde ‘extérieur’ je me disait que les autres sont fous, ils se touchent se poussent se parlent, et moi, à l’intérieur de mon intimité je ne parlais pas, je ne voulais pas qu’un de ces éléments extérieurs viennent m’attaquer.

D’autant que je me souvienne, en première et en seconde je me sentais extrêmement mal, pendant des années, même aujourd’hui, je ne parviens pas à expliquer ce mal qui me ronge de l’intérieur, ce n’est pas constant mais c’est trop présent.

Un jour, en seconde, un ami m’avait fait remarquer que je mettais épiler les sourcils, sans raison, je l’avais très mal pris, comme une attaque, comme une offense dans mon intimité, j’étais devenu tout rouge et je m’étais vexé.

C’est comme si je devais me méfier de tout ce qui m’entoure pour qu’on ne vienne pas m’atteindre. C’est une sorte de combat perpétuel et sans fin, je veux en sortir.

Le traitement m’aide beaucoup, j’ai fais des progrès mais je n’ai pas atteint le bonheur.

Dans ma schizophrénie je me méfie de tout et de tout le monde car je suis ancré profondément dans mon intimité, pas vraiment dans mon monde, mais dans mon intimité, l’éxterieur est perçu comme menaçant et dangereux et chaque intrusion est mal vécu car elle porte atteinte à cette intimité.

Lundi 16 septembre 04:04, je suis actuellement à l’institut psychothérapique du pin en mauges à côté d’Angers.

Je comprends finalement, et de part mes entretiens réguliers avec ma très bonne psychiatre, que le statut social ou le vécu d’infériorité, sa place au sein de la société et le fait d’affronter ou de ne pas affronter n’a absolument du point de vue médical rien avoir une quelconque maladie psychique. Les erreurs de diagnostic sont très fréquents en hôpital psychiatrique, et je n’ai pas fait exception, ma psychiatre m’a dit que quelqu’un qui veut voir un schizophrène qui ne l’est pas en verra partout.

J’ai eu des symptômes de délires et encore ? Des symptômes dépressifs et un syndrome de diogene inversé. J’ai eu une paranoïa (sentiment de persécution), une hyper vigilance et une sur analyse des objets et discutions/ situations. Mais aujourd’hui je connais grâce à ma psychiatre ma pathologie et je me sens vrai, je suis dans le vrai, je suis névrosé obsessionnelle.

J’ai des obsessions depuis des années sur des musiques (de fabe principalement et de la personne), sur d’autres personnes pas connues, sur des répétitions de fin de mots, et sur des films qui m’obsèdent. Je me sens névrosé depuis des années, bien plus que psychotique, et mon livre va finalement traité du rétablissement et de la capacité de résilience. J’ai des craintes, beaucoup de craintes, je sens que je vais mieux mais il y a encore le traitement et à moins que ce traitement cache une schizophrénie… mais il y a peu de chances.

Je suis entré à l’institut le 8 juillet 2019 voilà plus de deux mois que les psychiatres m’observent et se positionnent. Ma psychologue quand à elle ne pense pas que je soit schizophrène, elle aussi.

Alors mon livre pourra finalement avoir comme titre ‘comment je me suis sortis de la schizophrénie’ ou ´ au cœur d’une erreur de diagnostic’.

Alors maintenant que je sais que le fait d’affronter o non relève de l’astrologie et non de la psychiatrie je peux également en conclure qu’enzo que j’ai côtoyé à l’hôpital n’est pas forcément bipolaire puisqu’il justifie ça par le fait d’avoir affronté l’autre, ce qui me laisse songeur.

Je ne jette plus depuis deux mois et j’ai bel et bien l’impression que c’est une histoire ancienne lié au passé, je ne dors plus habillé mais en sous vêtements et je me brosse les dents tous les jours matin et soir. Je fais de belles rencontres.

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